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  • Photo du rédacteurChristophe Mirgaux

Tout savoir sur la nouvelle amende routière qui va débarquer en Belgique : 1.260 euros à payer tout de suite sous peine de saisie de votre véhicule

La nouvelle mesure concernera surtout les personnes qui roulent sous influence de produits stupéfiants.








Tous les acteurs de la sécurité routière le confirmeront : la vitesse, la distraction et l’abus d’alcool figurent parmi les trois principales causes des accidents mortels en Belgique. Mais une autre problématique commence à se faire une triste place dans cette hiérarchie mortifère : la consommation de produits stupéfiants est aussi responsable de nombreux accidents graves sur nos routes.


Selon les chiffres de Vias, cités par le ministre fédéral de la mobilité, Georges Gilkinet, 5 % des Belges admettent avoir pris le volant sous l’influence de drogue. “Et chaque jour, en Belgique, 33 conducteurs sont verbalisés pour usage de drogue au volant. Le phénomène est encore plus préoccupant chez les 18-34 ans, puisqu’un jeune sur 7 conduit sous l’influence de drogue. De plus, un tiers des automobilistes ayant consommé de la drogue admettent l’avoir combinée avec de l’alcool : un cocktail explosif qui démultiplie encore davantage le risque d’accident au volant.”


Un demi-million de contrôles drogues réalisés chaque année !


Une problématique d’autant plus d’actualité que de nouvelles substances illicites altérant les capacités à la conduite font sans cesse leur apparition sur le marché. Notamment le gaz hilarant, très hype chez les jeunes.


Pour endiguer ce phénomène tant qu’il est encore temps, le ministre Gilkinet annonce que deux nouvelles mesures entreront en vigueur d’ici la fin de l’année pour lutter plus efficacement contre la consommation de drogue au volant.


D’abord des contrôles plus efficaces. “Plus d’un demi-million de contrôles drogue sont réalisés chaque année par les policiers et policières. Afin de rendre ces contrôles plus efficaces et d’assurer une meilleure identification des conducteurs sous influence de drogue, la procédure de contrôle a été adaptée et renforcée.”


La fameuse chek-list (odeur, yeux rougis, lenteur du conducteur,… ) qui doit attirer les policiers sur la possibilité qu’ils soient face à un conducteur sous influence, avant de lui faire passer un test salivaire et, au besoin, une prise de sang, va être adaptée. “Ce mécanisme, en vigueur depuis 10 ans “va subir deux évolutions majeures. “Afin de rendre les contrôles encore plus fiables, une nouvelle section d’indicateurs a été ajoutée à la check-list indiquant une suspicion plus forte d’une consommation récente de drogue. Il s’agit, par exemple, de l’aveu du conducteur, de l’odeur, de la possession de matériel illicite, d’un screening effectué au moyen d’un appareil de détection de drogues (sur les mains du conducteur ou son tableau de bord, par exemple), ou encore du refus de collaborer.”


Les conducteurs pourront être poursuivis sur base de signes d’influence


Une rubrique permettra d’indiquer et décrire les signes démontrant un état d’influence ou état analogue à l’ivresse. “Sur cette base, il sera possible de poursuivre devant les tribunaux les automobilistes présentant des signes de consommation récente de drogue même si le test salivaire n’a pas été en mesure de détecter la substance, répondant ainsi à la diversité croissante des substances en circulation. C’est le cas, par exemple, de la kétamine ou de drogues de synthèse, substances qui ne sont actuellement pas détectables par les tests et analyse de salive.”

Le texte a été transmis pour avis au Conseil d’État et devrait entrer en vigueur d’ici la fin de l’année. À noter qu’il s’appliquera également aux cavaliers.


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